Depuis quelque temps, Médéric Chapitaux, chercheur en sciences sociales dans le sport, arpente l’Hexagone avec son livre sous le bras. Volontairement, il lui a attribué un titre étonnant : Le sport, une faille dans la sécurité de l’État.

Jeudi 7 décembre, il présentait le problème de la radicalisation dans le milieu du sport, en Haute-Saône, en compagnie du Comité Départemental Olympique et Sportif (CDOS). Il évoquait alors le cas de Pierre Choulet, Haut-Saônois de 19 ans parti en Syrie en 2013, après avoir été embrigadé par un éducateur lorsqu’il était en faculté de sport à Besançon.

« Tout laisse à penser qu’on a un vrai problème dans le sport, expliquait-il au micro de France Bleu. Les services de renseignements l’ont déjà mentionné à de multiples reprises. Il est important que les autorités sportives s’emparent de cette problématique afin de préserver l’avenir de nos enfants. »

Des entraîneurs fichés S

Médéric Chapitaux fait partie des intervenants qui, de colloque en colloque, cherchent à sensibiliser les acteurs du sport à la problématique. Une semaine auparavant, il intervenait lors d’une conférence à Paris aux côtés de Patrick Karam, vice-président de la région Ile-de-France.